Fripouille, mon bébé

Published on March 12 2014

Fripouille, mon bébé

Fripouille, mon bébé

L’hiver en Belgique peut être rude. Ainsi en février 2012, les canalisations ont gelés et la température est descendue a -18°C.
Il s’agissait d’une 1ere pour moi : voir ma voiture indiquer -18….vais je geler fut ma question ?! On avait calfeutré la maison mal isolée, le foyer a pellets et le foyer a bois tournaient des notre arrivée du taf.
Un soir Big me fait remarquer qu’un animal roder dans les parages. Il faudrait le nourrir, il fait si froid dehors.
Dès que l’on mettait un restant de nourriture dans les 5min qui suivait ca disparaissait mais aucune trace de la bête. Evidemment on a continué a donner a manger et la bête s’est faite visible…….il s’agissait simplement …….d’un chat !
 
On avait une remise derrière la maison, servant de garage, dépôt pour le bois. On déposait a manger ici, c’était a l’abri du vent, de la pluie, parfait.
Les semaines ont passé, le chat est resté dans les parages. Il se promenait dans le jardin, aimait me suivre dès que je promenais Muppet. Cela n’était pas du tout du gout de cette dernière et j’ai du rouspéter ce chat errant a plusieurs reprises.
La cohabitation avec Baba (le chat de Big), un male aussi n’était pas des plus tendres.
Les bagarres allaient bon train.
Big eu peur que ce chat soit malade : chat errant, non castré, porteur d’on ne sait quelle maladie, potentiellement dangereux pour nos chats.
 
Mais voila Big est un homme au cœur tendre, malgré ses airs bourrus.
Il lui est arrivé a plusieurs reprises de porter le chat et de le faire rentrer a la maison. Ce dernier se ruait sur la bouffe des chats, vidant en 5s les gamelles !
Il se laissait un peu apprivoiser. Dormant on ne sait ou, son pelage était plus souvent gris que blanc. Pouvant l’approcher, je l’ai kidnappé par moment et ainsi j’ai pu le shampouiner avec du shampoing spécial chat. Il me griffait méchamment certaines fois, pleurait et ses miaulements laissaient Baba et Muppet penauds. On pouvait lire dans leurs yeux la compatissance qu’ils avaient pour ce chat errant.
 
Le printemps arriva et ce chat était de plus en plus coquin. Il était la dès que je rentrais du travail. Miauler a 6h du matin le weekend car il n’avait pas eu a manger et restait planter sur la barrière jusqu’à ce que je l’appelle pour sa ration de pâté…..
Mais en le touchant, on s’est aperçu qu’il était bourré de tics ! J’en enlevais au minimum 6 a 8/jour et ils étaient énooornes. J’ai filé a la pharmacie et ce fut traitement de choc pour les 3 félins.
 
Puis les vacances d’été sont venues, Big a du rester en Belgique pour son travail. Je suis partie 15jours et a mon retour……un male superbe, dodu, poil brillant, blanc, des yeux malicieux m’attendait. Ohhhhh Fripouille que tu es beau !
Plus je lui disais, plus il relevait la queue, se frottait a moi et miaulait.
J’ai littéralement craqué pour cette boule de poils : chat robuste, poils blancs, yeux dorés, pelage tigré noir et or. Il accrochait le regard.
 
D’Aout a Novembre (date ou je suis partie de chez Big) tous les matins a 6h j’avais droit a : miaou, miaou, je suis là, ne m’oublie pas. Certains matins je pouvais le taquiner, le couvrir de bisous sans qu’il ne bouge, d’autres moments sa patience était plus courte !
 
Il ne rentrait pas dans la maison, sauf si on l’autorisait mais au bout de 5min il cherchait a sortir. Il avait raclé tout ce qu’il pouvait manger : un glouton !
Lorsque les nuits furent plus fraiches, Big lui a confectionné un endroit pour dormir. Avant de se coucher je regardais si il y était ; j’apercevais une boule de poils, il se reposait, en paix.
 
Je suis partie mi Novembre, laissant Fripouille avec Baba et Big. Ce dernier a continué de le nourrir mais Fripouille devenait de plus en plus intrusif. Il avait réussi a rentrer via la chatière, piquait la nourriture de Baba et déchirait le sac plastique de Big, lui servant de poubelle.
Je suis passée certains soirs, voir si Big était la. Fripouille reconnaissait la voiture et accourait vers moi. J’avais toujours des cookies pour lui. Il en raffolé, je le caressais. C’était mon p’tit moment de bonheur retrouvé, partagé.
 
Big m’appelait avec insistance pour que je me débarrasse de lui. Si je ne m’en occupais pas, il l’emmènerait a Liège, ou dans un bois, loin de chez lui.
J’étais terrassée a cette idée. Fripouille était venu chez nous, on l’avait nourri, il était beau, tendre, coquin. Je ne pouvais pas de nouveau l’abandonner.
Le prendre n’était pas possible pour moi. Non pas par manque de place mais Miss Muppet n’est pas une partageuse !
 
J’ai alors fait des papiers, déposé des exemplaires chez ma psy, Big en a mis au supermarché. La fille des proprios habitant a cote était presque prête a le prendre.
Puis un soir, mi Janvier 2013 Big m’a appelé ; des gens sont venus le chercher il y a 2 jours.
Et tu ne m’as pas prévenu ? Je n’ai pas pu lui dire au revoir !
 
J’ai a maintes fois failli aller dans la ville ou il était. Rêvant d’appeler son nom et de le voir accourir. Tout le monde m’a dit : arrêtes de te faire du mal, ce n’est qu’un chat et penses qu’il est heureux dans sa nouvelle famille.
 
Je m’accroche a cette idée de bonheur trouvé pour lui même si au fond de moi je m’en veux d’avoir abandonné Fripouille que je considérais comme mon p’tit bébé bourru.
 
Carrie possède un gros cœur d’artichaut, oui je sais !
Fripouille, mon bébé
Fripouille, mon bébé
Fripouille, mon bébé
Fripouille, mon bébé

Written by Carrie

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